Bureau d’intervention et de prévention des conflits et de la violence

Pour joindre le BIPCV

Ray Daher
Conseiller en matière d’intervention et de prévention des conflits et de la violence
Amel Elimam
Conseillère en matière d’intervention et de prévention des conflits et de la violence
bipcv@polymtl.ca
514-340-5151

FORMULAIRES

Services offerts par le BIPCV

  • Accueille, informe et conseille tout membre de Polytechnique Montréal en lien avec les conflits ou les violences en toute confidentialité;
  • Traite les signalements, les plaintes et reçoit les renseignements;
  • Élabore des stratégies de prévention, organise, offre et évalue des activités de formation et de sensibilisation visant à combattre la violence et à résoudre les conflits;
  • Dirige, s'il y a lieu, les membres vers d’autres ressources.

 

Types d’interventions
Service-conseil

Que vous viviez, soyez témoin ou êtes informé d’une situation de conflit, d’incivilité, de violence ou de harcèlement, nous pouvons vous conseiller. Ces conseils vont de la suggestion de méthodes d’intervention jusqu’aux démarches à entreprendre. Si vous êtes gestionnaire, notez que le Service des ressources humaines peut vous offrir également des conseils.

Aménagement

Lorsque vous signalez une situation et que cette dernière le requiert, nous pouvons recommander des aménagements temporaires ou permanents afin de vous permettre la poursuite de vos études ou de votre prestation de travail. Ils visent à assurer votre sécurité physique et psychologique. 

Intervention dans le milieu

Cette action peut s’adresser à quiconque est impliqué dans la situation de près ou de loin. Ce peut être notamment la personne affectée, des témoins, des personnes responsables ou des gestionnaires. Ce peut être également d’intervenir dans le milieu directement auprès de plusieurs personnes en même temps.

Résolution de problème

C’est une démarche volontaire des personnes impliquées pour trouver des solutions. Les solutions adoptées peuvent être reconnues dans une entente de médiation. Cette façon de faire amène un taux de satisfaction largement plus élevé que le traitement d’une plainte dans la majorité des situations.

Traitement de la plainte

Dans les cas se rapportant à la Politique pour prévenir et contrer les violences à caractère sexuel ou à la section portant sur "l'atteinte à des personnes" du Règlement pour un milieu de vie respectant l’intégrité des personnes et des biens, le BIPCV peut mener une enquête ou mandater un tiers externe pour le faire. L’infraction sera constatée selon le fardeau de la prépondérance des preuves, c’est-à-dire qu’il est plus probable que les faits allégués s’avèrent fondés.

Support psychosocial

Le BIPCV vous offre un support psychosocial de première ligne et vous réfère selon vos besoins identifiés.

Référence

Les références peuvent être à l’interne ou à l’externe, selon vos besoins et selon qui vous rend le plus à l’aise.

Que faire si...
Je suis victime d’une violence à caractère sexuel

Si vous êtes en situation de danger immédiat ou que vous venez d’être victime d’une agression sexuelle, composez immédiatement le 911 ou encore contactez la Sûreté institutionnelle au 514-340-4444. Si l’agression sexuelle est récente, rendez-vous à un centre désigné où vous aurez des services spécialisés et personnalisés disponibles en tout temps. Toute aide apportée se fera avec votre consentement. Aucune démarche additionnelle telle que porter plainte à la police ne se fera sans votre accord.

Consulter la définition de la violence à caractère sexuel (VACS)

Dans tous les cas, parlez-en à quelqu’un de confiance. En plus de bénéficier de l’empathie de l’autre, vous contrez l’isolement, ce qui peut vous aider à mieux traverser cette épreuve.

De plus, vous pouvez signaler la situation au BIPCV afin que des mesures soient prises pour vous protéger et vous soutenir. Parmi les actions possibles, le Bureau peut notamment vous offrir des conseils, recommander des mesures d’aménagement, traiter votre plainte le cas échéant ou encore vous référer à des ressources internes ou externes à votre convenance. Malgré les possibles doutes ou sentiments de culpabilité que vous pouvez ressentir, soyez assuré de la confidentialité du processus ainsi que du respect de ce que vous vivez. Pour avoir une idée du processus lorsque vous signalez la situation au BIPCV : Allégations visant une personne étudiante, des membres du personnel de direction, du conseil d’administration, des tiers ou l’ombudsman (réf. document joint) ou Allégations visant une ou un membre du personnel (réf. document joint).

Je suis victime de harcèlement psychologique

Nous vous invitons à garder toutes les preuves tel qu’un compte-rendu détaillé décrivant les incidents ainsi que la date, l’heure, le lieu et les témoins présents : le caractère généralement répétitif est un des critères définissant le harcèlement.

Consulter la définition du harcèlement psychologique

De plus, vous pouvez signaler la situation au BIPCV afin que des mesures soient prises pour vous protéger et vous soutenir. Parmi les actions possibles, le Bureau peut notamment vous conseiller, recommander des mesures d’aménagement, diriger une médiation, traiter votre plainte le cas échéant ou encore vous référer à des ressources internes ou externes à votre convenance. Malgré les possibles doutes ou sentiments de culpabilité que vous pouvez ressentir, n’hésitez pas à faire appel au BIPCV : le doute et la culpabilité peuvent nuire à votre rendement académique ou professionnel s’il demeure persistant.

Il arrive parfois de confondre le terme harcèlement avec celui d’incivilité ou encore le droit de gérance. Si vous ne trouvez pas de réponse vous éclairant sur le site web du BIPCV, n’hésitez pas à nous consulter afin de vous aider dans votre compréhension. 

Je suis victime d’incivilité

Les incivilités sont plus répandues que le harcèlement ou les violences notamment à caractère sexuel. La problématique des incivilités a une incidence considérable sur la performance, le niveau d’engagement des personnes dans leurs études ou leur emploi ainsi que sur l’esprit d’équipe. De plus, les incivilités non résolues peuvent mener à du harcèlement.

Consulter la définition de l'incivilité

Si vous êtes victime d’incivilité, le fait d’exprimer une limite claire amènera l’arrêt des conduites problématiques dans la majorité des situations. Voici la marche à suivre que le BIPCV vous propose pour mettre vos limites :

  1. Réfléchir : assurez-vous que les conduites subies génèrent un malaise qui touche un manquement à un des cinq (5) mots suivants : savoir-vivre, respect, courtoisie, politesse, collaboration.
  2. Mettre vos limites : avisez l’autre que votre relation professionnelle (ex : professeur/étudiant, entre collègues ou camarades, etc.) est régie par des règles de conduite de base où le savoir-vivre, le respect, la courtoisie, la politesse et la collaboration sont de mise.
  3. Les faits : exprimez à l’autre les conduites en cause, que cela vous dérange ou vous blesse et que cela ne correspond pas aux règles de conduites de base qui régissent votre relation.
  4. Cesser la conduite problématique : demander poliment mais fermement à la personne de ne plus se conduire ainsi avec vous.

Dans la majorité des situations, votre interlocuteur sera surpris, verbalisera qu’il n’était pas mal intentionné ou encore s’excusera pour sa maladresse. Dans ces cas, votre intervention aura contribué à vous éviter de porter seule le malaise ou de laisser la situation dégénérer. Si la réaction de l’autre s’avère plus virulente, n’hésitez pas à communiquer avec le BIPCV ou encore de demander l'intervention d'une personne externe à la situation (ex : gestionnaire, Service des ressources humaines, etc.).

Je veux porter plainte

Porter plainte déclenche un processus qui mène à une vérification de la recevabilité de la plainte et possiblement à une enquête. C’est un des moyens mis à votre disposition pour lutter contre la perte de pouvoir ressentie en tant que victime. Pour porter plainte, nous vous invitons à communiquer avec le BIPCV et à compléter la demande d'intervention.  Le personnel du BIPCV vous rencontrera pour vous accompagner dans cette démarche. 

  • Allégations visant une personne étudiante, des membres du personnel de direction, du conseil d’administration, des tiers ou l’ombudsman (.pdf)
  • Allégations visant une ou un membre du personnel (.pdf)
Je suis témoin d’une situation de violence

Les témoins sont très importants pour assurer un milieu sain. Ils sont souvent les gardiens de ce qui est considéré acceptable dans un milieu et aident les victimes à briser le silence.

L’équation de la violence :

Violence = une cible + une personne agresseur + un milieu qui autorise la violence

Les témoins ont une grande incidence sur la dernière variable. Ils contribuent au maintien d’un environnement respectueux. Si vous êtes témoin d’une infraction visée par la Politique pour prévenir et contrer les violences à caractère sexuel ou le Règlement pour un milieu de vie respectant l’intégrité des personnes et des biens, plusieurs options s’offrent à vous notamment les 4 « D » :

  • Distraire : distraire ou détourner l’attention de la personne mise en cause afin de permettre à la personne affectée de se sortir de la situation. Par exemple, utiliser l’humour si cela est approprié ou une excuse.
  • Direct : affrontez directement la personne mise en cause pour que la personne affectée se sorte de la situation ou pour que la personne mise en cause puisse arrêter par elle-même notamment en :
    • Séparant les individus ou en utilisant un langage ferme
    • Posant des questions à la personne affectée comme par exemple, « est-ce que ça va? » ou « avez-vous besoin d’aide? »
    • Remettant en question les propos ou conduites inappropriées en exprimant votre malaise ou votre désapprobation.
  • Déléguer : demandez à d’autres personnes d’intervenir pour vous aider à gérer la situation. Par exemple, ce peut être des camarades, des collègues, une professeure, un professeur, votre supérieure ou supérieur, la sûreté institutionnelle ou la police.
  • Divulguer : vous pouvez divulguer la situation au BIPCV en déposant un renseignement en toute confidentialité.

De plus, vous pouvez consulter vous-même le BIPCV afin d’être conseillé et soutenu dans votre intervention ou inviter la personne ciblée à le faire également.

Attention à l’effet du témoin : plus il y a de témoins, moins il y a de chances qu’une personne intervienne. 80% des gens interviennent lorsqu’ils sont les seuls témoins mais cela tombe à 20% lorsqu’ils sont plusieurs.

On m’a confié des informations

Votre attitude est importante lorsqu’une personne se confie à vous en matière de violence ou de conflits parce qu’elle peut faciliter la résolution du problème.

  • Croire : lorsque la victime se sent crue et supportée, elle se sent moins isolée ce qui peut l’aider à mieux gérer sa détresse. Les émotions générées sont réelles.
  • Informer : informer la victime de l’existence de la politique et du règlement et l’inviter à consulter le BIPCV ou une personne en autorité pour sortir de l’isolement. Rappelez-lui le caractère confidentiel des consultations avec le BIPCV.
  • Contacter : vous pouvez contacter une personne en autorité ou le BIPCV afin de recevoir des conseils ou pour y déposer un renseignement en toute confidentialité. Cette démarche vous évite de vous isoler et de porter seul la détresse de la personne qui vous confie des informations.
Je suis accusé d’une infraction

Prenez cette situation au sérieux. Lorsque vous êtes accusé, terme que l’on désigne par la personne mise en cause, c’est que la plainte est suffisamment sérieuse pour qu’une enquête soit déclenchée.

Vous avez des droits notamment celui de savoir ce que l’on vous reproche, qui est la personne plaignante ainsi que de pouvoir présenter votre version des faits. Vous avez aussi le droit d’être accompagné par une personne pour vous soutenir psychologiquement. Cette personne ne peut pas avoir été témoin des faits allégués et n’a pas un rôle de représentation (ne peut parler ou agir en votre nom).

Le respect de la confidentialité vous permet de protéger vos intérêts et ceux de la personne affectée. De plus, cela maintient une porte ouverte à une entente entre les deux parties lorsque cela s'y prête.

Si vous avez une opportunité d’utiliser des moyens pour vous entendre avec l’autre, que cela est dans votre intérêt et que vous avez de profonds regrets, n’hésitez pas à vous excuser sincèrement.

Je suis une personne en autorité

Vous êtes une personne en autorité dès que vous êtes en situation d’exercer un pouvoir sur un membre de la communauté de Polytechnique Montréal. Cela peut être en tant que professeure, professeur ou gestionnaire notamment.

Vous avez la responsabilité de prendre les mesures qui s’imposent pour faire cesser une situation de harcèlement ou d’incivilité. Rappelez-vous que tout harcèlement commence par une incivilité et qu’il vaut mieux intervenir plus tôt afin d’éviter l’escalade de la problématique. Le BIPCV peut vous soutenir à cet effet en vous offrant des conseils pour vous aider à évaluer la situation et prendre des actions judicieuses.

Pour les gestionnaires, vous avez également la possibilité de recevoir les conseils du Service des ressources humaines qui pourra vous accompagner.

Je suis une personne en autorité et j'ai une relation intime avec une étudiante ou un étudiant

Si vous êtes une personne ayant une relation pédagogique ou d’autorité avec une étudiante ou un étudiant et que vous entretenez une relation intime à son égard, vous avez l’obligation de divulguer cette relation au BIPCV, sous peine de sanction. Vous pouvez remplir le Formulaire de divulgation des relations intimes en contexte d’autorité.

PolyAlerte

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L’application de sécurité officielle de Polytechnique Montréal


PolyAlerte est une application intégrée aux systèmes de sécurité du campus offerte à la communauté étudiante et aux membres du personnel de Polytechnique Montréal.

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