Vignettes de pédagogie active

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Documentation trouée

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Déroulement de l'activité - Sporadiques
Déroulement de l'activité - En plusieurs séances
Déroulement de l'activité - En classe seulement
Durée de l'activité - Activités courtes (< 30 minutes)
Durée de l'activité - Activités développées (Entre 30 et 60 minutes)
Durée de l'activité - Activités élaborées (> 60 minutes)
Participants - Petit groupe (< 30)
Participants - Moyen groupe (entre 30 et 100)
Participants - Grand groupe (> 100)
Participants - Individuel
Intensité d'animation - Élevée

Qu'est-ce qui manque ?

La technique Documentation trouée consiste à fournir aux élèves une version incomplète des notes de cours qu’ils pourront compléter en classe à l’aide de l’exposé magistral de l’enseignant. Généralement, les éléments manquants dans les notes de cours correspondent à des mots-clés, à de courtes phrases ou à la solution d’un exercice. Cette technique est préférable à l’absence totale de notes de cours pour les élèves, car la Documentation trouée a l’avantage de libérer du temps afin de leur permettre de réfléchir sur les notions enseignées. En effet, puisqu’ils ne doivent prendre en note que certains éléments et non l’ensemble des notes, ils peuvent se concentrer sur ce que leur apprend l’enseignant et déduire les éléments qui manquent. Dans le même ordre d’idée, lorsque la technique Documentation trouée est comparée à celle de fournir aux élèves une version complète des notes de cours, elle présente l’avantage de motiver ces derniers à se présenter en classe, les incite à être plus attentifs à la présentation et, surtout, les implique dans leurs apprentissages en les invitant à réfléchir sur les notes qui doivent être prises. Afin de rendre l’activité significative et efficace pour l’apprentissage, il faut que les éléments retirés des notes de cours puissent être déduits par les élèves qui ont assisté au cours, sans que ces derniers ne soient nécessairement aidés par l’enseignant. En somme, la Documentation trouée permet aux élèves de réfléchir sur les notions présentées de manière magistrale, et donc de mieux les assimiler.

Pecha Kucha

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Déroulement de l'activité - En plusieurs séances
Déroulement de l'activité - En classe seulement
Durée de l'activité - Activités élaborées (> 60 minutes)
Participants - Petit groupe (< 30)
Participants - Moyen groupe (entre 30 et 100)
Participants - Grand groupe (> 100)
Participants - Équipe
Participants - Individuel
Intensité d'animation - Faible

Top Chrono !

Le terme Pecha Kucha est l’équivalent du mot « conversation » en japonais et l’objectif d’une telle activité est d’amener les élèves à réfléchir de manière différente sur leur sujet, afin qu’ils préparent des présentations orales plus courtes, plus créatives et plus raffinées. En effet, avec la technique Pecha Kucha, les élèves réalisent, seuls ou en groupe, une présentation orale chronométrée à l’aide d’un logiciel de présentation tel que PowerPoint ou Keynote. Généralement, la contrainte imposée par la méthode traditionnelle du Pecha Kucha est celle du 20x20, soit 20 diapositives de 20 secondes chacune. Évidemment, il est possible de modifier le nombre de diapositives totales de la présentation ou même leur durée. Par contre, il faut savoir que le principe du Pecha Kucha repose sur la contrainte de temps imposée à une diapositive, dont la durée doit être comprise entre 20 et 30 secondes. Cette façon de procéder oblige les élèves à repenser la façon de présenter leur contenu. Puisque le temps de présentation d’une diapositive est très limité, les élèves doivent favoriser les éléments visuels au détriment du texte, ce qui permet d’avoir des présentations plus claires et plus épurées. Cela force également les élèves à mieux planifier leur présentation orale ainsi qu’à la pratiquer plus d’une fois, ce qui rend leur travail beaucoup plus structuré et professionnel. De plus, faire une présentation selon le mode Pecha Kucha est beaucoup plus intéressant pour l’auditoire puisque le rythme soutenu de la présentation la rend plus dynamique et leur permet d’être plus attentifs. Finalement, puisqu’un temps limite est imposé à chacune des diapositives, les présentations sont généralement plus courtes, ce qui laisse la chance aux orateurs d’échanger avec l’auditeurs et de répondre à leurs questions.

Symposium

symposium
Déroulement de l'activité - Sporadiques
Déroulement de l'activité - En plusieurs séances
Déroulement de l'activité - En classe seulement
Durée de l'activité - Activités élaborées (> 60 minutes)
Participants - Petit groupe (< 30)
Participants - Moyen groupe (entre 30 et 100)
Participants - Grand groupe (> 100)
Participants - Équipe
Intensité d'animation - Faible

La force de l'ensemble

Le Symposium, ou Congrès scientifique, est une activité lors de laquelle les élèves sont regroupés en équipe de 3 à 6 et sont invités à présenter le fruit d'un travail ou d'un projet à leurs collègues et à d'autres personnes d'intérêt, comme des enseignants ou des clients industriels. En d'autres termes, le Symposium doit nécessairement être jumelé à une autre formule pédagogique telle qu'un projet d'envergure ou encore, une étude de cas. 

Lors de cette activité pédagogique, les élèves peuvent présenter leur travail sous diverses formes : une présentation orale, une affiche, une simulation vidéo, une maquette ou une démonstration. De plus, la manière de procéder peut être classique ou informelle. Dans le mode classique, chacune des équipes présente succinctement son travail devant le reste des auditeurs alors que, dans le mode informel, un kiosque est assigné à chacune des équipes et les élèves peuvent exposer leur travail et en discuter avec les personnes qui s’y présentent. L’avantage de ce dernier mode est que des discussions intéressantes peuvent émerger des échanges entre les élèves et leurs interlocuteurs, surtout si ces derniers sont des experts en la matière. Ainsi, en plus de permettre aux élèves de partager leurs apprentissages avec leurs collègues, le Symposium permet également d’enrichir leurs connaissances sur un sujet en particulier.

Tableau vivant

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Déroulement de l'activité - Sporadiques
Déroulement de l'activité - En classe seulement
Durée de l'activité - Activités élaborées (> 60 minutes)
Participants - Petit groupe (< 30)
Participants - Équipe
Intensité d'animation - Faible

Action, on tourne !

La technique du Tableau vivant sort indéniablement des sentiers battus en ce qui a trait aux méthodes d’enseignement. Elle requiert la participation des élèves qui devront incarner des personnages, des scènes ou même des concepts pour tenter de mieux comprendre les principes théoriques sous-jacents. Dans cette activité, les élèves sont amenés, par une mise en situation concrète, à prendre des rôles et à interpréter physiquement ce qui se passe. Par exemple, pour bien comprendre les forces qui entrent en jeu dans la structure d’un pont, les élèves peuvent incarner des piliers, se donner la main comme des haubans ou un tablier et, ainsi, ressentir ou voir le comportement des différents constituants. Les élèves pourraient également recréer une œuvre d’art ou un moment historique important, ou encore illustrer le principe de fonctionnement d’un équipement ou d’un système quelconque. Cette technique n’est pas simple puisqu’il faut se demander comment et dans quel contexte elle pourrait fonctionner. Cependant, elle peut être très visuelle et très marquante pour les élèves qui se rappelleront beaucoup plus facilement les notions enseignées. En somme, cette technique permet aux élèves de répondre à la question suivante : Est-ce que je comprends assez bien ce concept pour pouvoir l’expliquer sans rien dire ni écrire ?

Cartes conceptuelles

Déroulement de l'activité - Sporadiques
Déroulement de l'activité - En classe seulement
Durée de l'activité - Activités élaborées (> 60 minutes)
Participants - Petit groupe (< 30)
Participants - Moyen groupe (entre 30 et 100)
Participants - Grand groupe (> 100)
Participants - Équipe
Participants - Individuel
Intensité d'animation - Faible

Organisation visuelle de l'information pour mieux l'intégrer

Les Cartes conceptuelles prennent la forme d’un réseau graphique dans lequel les concepts sont identifiés chacun par un mot ou un ensemble de mots et représentés par des nœuds. Pour illustrer les relations entre ces concepts, des flèches lient les nœuds entre eux. Il est également possible d’étiqueter textuellement les flèches afin de préciser davantage la nature des liens établis. Par ailleurs, il est recommandé d'utiliser diverses couleurs et de représenter les concepts par des dessins, des images, des graphiques ou des formules de sorte à rendre les informations les plus visuelles possibles. Cet exercice de synthèse requiert de la pratique, il ne faut donc pas hésiter à le faire à plusieurs reprises. En somme, les Cartes conceptuelles permettent aux élèves de représenter visuellement la cartographie des connaissances acquises sur un sujet et les relations entre les différents concepts théoriques inhérents à celui-ci.